Ecrire, c'est se recueillir pour s'exprimer en silence. Des mots, des pensées, des poèmes, un peu de moi à travers mes modestes écrits
A partir de l'image et des indications données par les autres participantes, il fallait reprendre les éléments pour raconter une histoire.
Clémence était sur le quai au bord de la mer, elle regardait les énormes paquebots amarrés.
- « Zut, je monterai bien dans celui-là pour m’arracher à cette vie ! »
Ce serait si simple, un pas, juste un pas et hop ! On quitte la terre ferme et on n’a plus qu’à se laisser voguer.
Pourtant, ce tout petit pas est bien difficile à faire, la peur grandit dans ses entrailles rien que d’y penser.
Elle continue de flâner le long du port en contemplant les voiliers.
- « oh je partirai bien avec ce beau marin ! Il m’enlèverait, me sauverait de ce monde implacable plein d’hypocrisie, loin des strass et du fric, il m’emmènerait sur son beau voilier vers des plages de sable blanc et des eaux turquoises ! Nous ne vivrions que d’amour et d’eau fraiche et …
Oh mais non voyons ! et Doudou ! Oh non… il ne serait pas heureux sur un bateau… Mon pauvre Doudou. »
Soupirant, elle s’éloigne du port pour aller vers la plage.
- « Bon, ça suffit les rêveries, passons à l’action ! Faut se bouger ma grande, hein Doudou ? » dit-elle en se tournant vers son adorable petit chiot qui ne l’a quitte jamais.
- « Le billet de train est pris, tante Martha me prête sa ferme, tu y seras bien mon Doudou tu verras ! »
Plus de string, de collants ou autres fanfreluches, la création de dessous chic c’est fini, terminé ! Dorénavant, elle sera enfin libre d’être elle-même, à la campagne ! Plus de mannequin susceptible, de couturière maladroite, non, juste elle et Doudou.
- « Tante Martha n’est même pas obligée de savoir que sa maison deviendra un gîte, elle n’y vient jamais, et puis, qui sait, je pourrai peut-être même faire mon fromage de chèvre, hein qu’est ce t’en penses Doudou ? »
Et Clémence s’éloigne, rêveuse, savourant à l’avance les prémices de sa nouvelle vie.